Pourquoi certaines plantes sont‑elles dangereuses pour le cheval ?
Certaines plantes renferment naturellement des substances toxiques : alcaloïdes, hétérosides, tanins ou toxines protéiques, qui peuvent perturber le fonctionnement digestif, neurologique ou cardiovasculaire du cheval. Leur dangerosité varie selon la saison, la partie de la plante ingérée, la quantité consommée et l’état général du cheval.
Au printemps, plusieurs facteurs augmentent le risque :
- la repousse rapide des végétaux, parfois avant l’herbe,
- la curiosité accrue des chevaux mis à l’herbe après l’hiver,
- la présence de jeunes pousses souvent plus concentrées en toxines,
- les chevaux gloutons ou en déficit alimentaire, susceptibles d’ingérer des végétaux moins appétents.
Parce que le cheval ne peut ni vomir ni régurgiter, la moindre ingestion peut rapidement devenir problématique, d’où l’importance d’une vigilance régulière.
Top 5 des plantes toxiques du printemps pour le cheval
Le Séneçon de jacob
Il s’agit d’une plante très toxique, le Séneçon contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques qui ciblent spécifiquement le foie. L’ingestion répétée, même en faible quantité, peut provoquer des lésions irréversibles de cet organe essentiel chez le cheval. Le danger persiste même lorsqu’il est sec dans le foin.
La Digitale pourpre

L’If commun

Le laurier rose

La Cigüe
Il s’agit d’une plante très toxique car elle contient un poison mortel pour les chevaux mais aussi d’autres animaux. Elle peut provoquer des troubles nerveux sévères. Bien que les chevaux l’évitent généralement, une ingestion accidentelle peut survenir, notamment dans les zones humides ou en bord de fossé.
Comment protéger son cheval des plantes toxiques ?
La surveillance régulière des parcelles est la meilleure solution pour s’assurer que votre cheval n’ingère pas de plante toxique. En effet, la gestion des parcelles pour la production du foin et des prés est primordiale. N’hésitez pas à faire le tour des pâtures afin de vous assurer qu’elles ne contiennent pas une de ces plantes. Veillez également à proposer une ration journalière équilibrée et adaptée aux besoins de votre cheval afin de minimiser le risque qu’il ingère des plantes toxiques. Si votre cheval se trouve dans un pré où des passants peuvent se promener, vous pouvez installer un panneau pour dissuader les personnes de le nourrir. En effet, si votre cheval est gourmand, il ne se méfiera pas de ce qui pourrait lui être donné et pourra manger inconsciemment des plantes toxiques. Enfin, restez attentif en randonnée ou en balade notamment lors des pauses où les chevaux en profitent généralement pour brouter et peuvent ingérer des plantes qu’ils ne rencontrent pas habituellement.
Comment reconnaître une intoxication
Que faire si mon cheval ingère une plante toxique ?
L’ingestion de plantes toxiques par le cheval est souvent accidentelle. Les signes permettant d’affirmer que votre cheval a mangé une plante toxique sont divers et varient fortement d’une plante à l’autre et de la quantité ingérée.
Les troubles peuvent aller des symptômes bénins jusqu’à la mort. Dans tous les cas, il est nécessaire d’observer si le comportement du cheval n’est pas normal. En effet, il ne faut pas oublier que le cheval est un monogastrique herbivore, qui ne peut pas vomir, ni régurgiter les plantes nocives.
En cas de suspicion, restez calme et contactez rapidement votre vétérinaire. Afin d’aider le diagnostic, n’hésitez pas à prendre un échantillon de la plante en question (ou du fourrage). Le suivi des fonctions vitales (respiration, température, pouls) est aussi une information importante que vous pouvez fournir à votre vétérinaire dès son arrivée.
Conclusion
Les plantes toxiques pour les chevaux sont nombreuses, mais une bonne gestion des pâtures et une vigilance régulière suffisent à réduire largement les risques.
Pour identifier facilement les principales plantes dangereuses pour votre cheval, l’application ToxiPL@NT, développée par le Haras National suisse d’Agroscope, recense 70 plantes les plus dangereuses pour les chevaux. L’application est disponible sur l’App Store d’Apple.
Pour toute information supplémentaire ou en cas de doute, n’hésitez pas à prendre contact avec votre vétérinaire.
N’hésitez pas à faire appel à votre conseiller technique pour adapter ces conseils aux besoins spécifiques de votre cheval.
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