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L’alimentation de la poulinière en gestation

L’alimentation de la poulinière en gestation

Lorsque que l’on possède des chevaux destinés à l’élevage, l’alimentation des juments en gestation est primordiale et ne doit pas être négligée. Durant les 11 mois de gestation chez la jument, son alimentation doit être adaptée afin de répondre au mieux à ses besoins nutritionnels qui évoluent chaque jour. Effectivement, le régime alimentaire de votre jument en gestation doit être complet tout en conservant ses habitudes pour éviter tout stress.

 

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Les étapes de la gestation pour la jument

 

La gestation chez la jument dure 11 mois, qui sont divisés en plusieurs étapes. De la première semaine à deux mois, l’embryon devient un fœtus. Du deuxième au sixième mois, la croissance commence avec le développement de tous les organes du poulain. A partir du septième mois, c’est l’étape de la fin de gestation, le poulain entame la dernière partie de sa croissance pour passer de 5 à 50 kilos à la mise bas. De ce fait, la prise de poids de la jument est importante sur les derniers mois de la gestation et représente environ 6 à 8% de son poids normal. Les besoins nutritionnels de la jument vont donc considérablement augmenter lors des trois derniers mois. Il est donc nécessaire de lui apporter tout ce dont elle a besoin avec une alimentation adaptée.

 

La gestation est très préoccupante dans le cycle de reproduction de la jument. La jument gestante doit pouliner un poulain en bonne santé, au bon mois de l’année et adapté à l’objectif de production : course, sport, loisir ou trait. La jument doit également être en bon état à la mise bas pour être saillie dans le mois suivant le poulinage.

 

 

Adapter l’alimentation de la poulinière en gestation

 

Lors de la gestation de la jument, son état nutritionnel est un élément essentiel pour le développement optimal du fœtus, dès la conception et qui se poursuit jusqu’au sevrage avec la production laitière pendant la lactation. Les besoins nutritionnels et le niveau d’ingestion des aliments sont dépendants au niveau de la capacité d’ingestion, des réserves corporelles de la jument pendant la gestation, et du moment dans le cycle de reproduction.

 

 

La note d’état corporel

 

Sur le terrain, nous rencontrons fréquemment deux erreurs : la jument gestante en surnutrition et la jument en lactation en sous-nutrition. Afin de minimiser ce type d’erreur, le suivi de la note d’état corporel peut être un bon indicateur. La note d’état corporel d’un cheval permet d’estimer ses réserves de graisses et permet ainsi de déterminer si sa ration alimentaire lui correspond ou non.

 

L’estimation de la note d’état corporel d’un cheval se fait par palpation sur 6 endroits différents. Le but étant de noter ces derniers de 1 à 5. La note minimale correspondant à un état de sous-nutrition et la note maximale à un état de surnutrition. Ensuite, il suffit de faire la moyenne de ces points. Une note d’état corporel en fin gestation et en début de lactation ne doit jamais être excessive, avec une note optimale de 3,5. La note peut varier entre 3,0 à 3,5 au cours du cycle. La ration alimentaire doit être adaptée aux stades du cycle : les 2/3 de la gestation, les 3 derniers mois de la gestation et la lactation.

 

 

L’alimentation de la poulinière en gestation

 

Pendant les 2/3 de la gestation, le fœtus croît doucement, et donc les besoins alimentaires de la jument gestante, non allaitante, ne sont pas si différents que ceux d’un cheval adulte à l’entretien. Pendant cette période, un fourrage ou du pâturage de bonne qualité est normalement assez pour couvrir les besoins des juments et ainsi constituer son alimentation. Cependant, quand la disponibilité ou la qualité des pâturages est limitée, une supplémentation avec des concentrés peut être nécessaire afin de maintenir l’état corporel de la jument.

 

Cette période est le moment où, pour les juments avec une note d’état corporel moindre que l’idéale, vous pouvez améliorer leur condition avec des apports d’énergie pendant que les besoins sont bas. Pour cela, nous vous recommandons les aliments Stud et Success qui sont dédiés aux chevaux d’élevage.

 

 

La particularité de la fin de la gestation de la poulinière

 

Pendant les 3 derniers mois de la gestation, la croissance du fœtus augmente de façon exponentielle. La croissance fœtale est assez faible jusqu’au 7ième mois de gestation, avec jusqu’à 80% du poids final du poulain pris pendant les 4 derniers mois. Les besoins de la jument augmentent alors en énergie, en protéine, en calcium, en phosphore et en oligo-éléments.

 

Avec un fourrage de très bonne qualité comme la luzerne ou légumineuse, la supplémentation d’aliments concentrés n’est pas toujours nécessaire, en fonction de votre jument. Cependant votre jument peut ne pas être en mesure d’ingérer suffisamment de foin pour couvrir ses besoins en raison de la diminution de sa capacité d’ingestion. Effectivement, la capacité d’ingestion diminue en moyenne par 20% entre la semaine 5 et 1 avant le poulinage.

 

De ce fait, un apport optimal en nutriments pour la jument est nécessaire au cours du dernier trimestre de la gestation afin de soutenir la phase de croissance fœtale la plus rapide et de fournir les oligo-éléments que le poulain stockera dans son foie pour une utilisation au cours des premiers mois de sa vie. Pour cela, nous avons créé le complément alimentaire Stud Immun pour chevaux d’élevage qui permet de stimuler le système immunitaire général notamment grâce à son apport d’échinacée.

 

 

Conclusion

 

Vous l’aurez compris, l’alimentation de la poulinière en gestation peut s’avérer très délicate en fonction des différents besoins qu’elle peut exprimer. Il est nécessaire d’y accorder une importance particulière pour ne pas mettre en danger la poulinière et le futur poulain. D’ailleurs, un déséquilibre de Calcium et Phosphore associé à une alimentation inadaptée (insuffisante ou excessive) peut provoquer des troubles osseux chez le poulain.

 

Si vous souhaitez des indications ou un suivi pour votre élevage, nos conseillers techniques Casalys sont disponibles pour répondre à toutes vos questions !

 

 

Sources : Martin-Rosset, W., I. Verveurt, et D. Austbo. 2006. Energy and protein requirements and recommended allowances in pregnant mares. EAAP publication N° 120, 2006. Campobasso, Italy. 20 – 22 june, 2006.